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la structure de la musique congolaise

La structure de la rumba congolaise semble immuable : une partie lente et une deuxième rapide. Est-il possible de la faire évoluer ?

En fait la structure de la rumba congolaise est variable selon le style. Par ailleurs, on peut noter que cette structure a également évolué selon les époques.
Au moment où les grands orchestres finalisaient la rumba à 2 phases (lente et rapide) il existait parallèlement une autre forme de rumba à une seule phase, soit lente, soit rapide de bout en bout.
La célèbre chanson Marie Louise de Wendo (sortie en 1949) est de phase uniquement lente. Il en est ainsi de toutes les rumbas de style "manicero" ou "karakara" très en vogue dans les années 50 et 60 (Africa mokili mobimba, Selikutu, Ele wa bolingo, Lolo Brigitta, Ruffine missive...).
Par contre la chanson "Poto-poto mbuka munene" de Moundanda est de phase uniquement rapide, structure propre au style de rumba "polka-piqué" apparu et développé dans les années 50. Ce style deviendra à partir des années 70 l'ossature du rythme "soukouss" ou "cavacha" avec ses nombreux dérivés proposés en grande majorité par le célèbre clan Langa-Langa.
Lorsque arrivent les styles de rumba "boucher" (à partir de 1964) et "soukouma" ou "Kirikiri" (à partir de 1968) chez les Bantous de la Capitale, les orchestres prennent l'habitude de n'en venir à la phase rapide saccadée et animée qu'après avoir auparavant préparé les danseurs avec une partie lente. C'est de là que vient la rumba à 2 phases (lente puis rapide) et même à 3 phases (lente - rapide - lente) ou toutes sortes d'autres combinaisons en mélangeant à sa guise différents styles.
Aujourd'hui toutes ces formes de rumba sont toujours présentes. Par ailleurs depuis les années 90, les mélanges se sont enrichis d'un autre style, la rumba "ndombolo" qui puise dans les rythmes traditionnels.
La rumba congolaise tend dès lors à devenir de plus en plus rythmiquement et harmoniquement complexe avec les effets à priori opposés de la mondialisation et du retour aux sources traditionnelles.
Cette mixité actuelle est pourtant bien dans l'air du temps. Elle est bénéfique pour favoriser l'émancipation de la rumba. Elle peut donc demeurer longtemps la bienvenue, à condition que les danseurs et les danseuses puissent toujours suivre, car la rumba congolaise ne trouve son essence et sa force que par le lien intime qu'elle définit avec la danse.

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Brazzaville élue première ville africaine de créativité musicale

La ville de Brazzaville a été consacrée récemment à Beijing en Chine, première ville créative africaine de musique de  l’Organisation des Nations pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO), à l’occasion du sommet mondial des villes créatrices de cette agence onusienne. Cette annonce a été faite par la directrice de l’UNESCO, Mme Irina Bokova, en présence du ministre chinois de la culture et de la délégation congolaise.

« Je suis convaincue que le ville de Brazzaville tiendra les engagements auxquels elle a souscrit en présentant sa candidature au Réseau et qu’elle prendra notamment une part active aux activités collectives de ce réseau. Je sais pouvoir compter sur la capacité d’innovation de votre ville  et me réjouis de voir une ville du continent africain rejoindre pour la première fois le Réseau », a déclaré Mme Irina Bokova. « Conformément à l’énoncé de mission du programme des villes créatives, les nouveaux membres s’engagent à renforcer leur participation dans la vie culturelle, en favorisant l’accès à la création et à l’usage des activités culturelles des biens et des services, en promouvant la créativité et les expressions créatives et culturelles dans le développement local », a-t-elle ajouté.

Grace à cette distinction, Brazzaville qui, depuis trois ans, a fait du secteur musical, le cheval de bataille de sa politique de développement culturel et touristique, devient aussi la première ville africaine de musique, et a intégré ce réseau qui compte désormais 38 villes de toutes les régions du monde dont Beijing en Chine, Lyon en France, Kanazawa au Japon, Berlin en Allemagne, Buenos Aires en Argentine.

Placé cette année sous le thème « Créativité et beauté dans les villes », le sommet du Réseau des villes créatives est une plateforme mondiale dont l’initiative locale a été placée en 2004 par l’UNESCO.  Le but en est d’encourager la mise en valeur du potentiel créatif, social et économique que détiennent particulièrement les collectivités locales, ainsi que de  promouvoir sur le terrain les objectifs de la diversité culturelle de l’UNESCO.

Le Réseau des villes créatives ambitionne de développer la coopération internationale entre les villes ayant reconnu la créativité comme moteur du développement durable, au travers d’un partenariat global entre plusieurs acteurs.

http://mediaf.org/?p=5604

Eugène Gampaka

Tam-Tam d’Afrique

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